De plus en plus de professionnels en deuxième partie de carrière s’interrogent sur la possibilité de rejoindre une fondation ou une mutuelle. Ces structures du secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS) attirent, en partie parce qu’elles portent des valeurs de sens et d’utilité collective, et parce que leur image est moins marquée par l’âgisme que d’autres secteurs économiques. Mais est-il vraiment possible – et réaliste – de s’y faire recruter après 50 ans, et quelles stratégies adopter pour réussir dans ce type d’organisation ?
La tendance est là : selon l’étude de France Stratégie (2022), les structures de l’ESS, fondations comprises, comptent 28% de salariés de plus de 50 ans, contre 26% en moyenne dans le secteur privé classique. Quant aux mutuelles, regroupées sous la Fédération Nationale de la Mutualité Française, plus d’un tiers de leurs effectifs ont déjà dépassé la cinquantaine. Les préjugés sur l’âge, même s’ils persistent, y sont donc moins forts qu’ailleurs.