La question de la santé et de la pénibilité
La principale difficulté du métier reste la pénibilité. Selon la DARES (ministère du Travail), près de 56 % des agents de propreté estiment leur travail “physiquement exigeant”. Les troubles musculo-squelettiques (TMS) sont la première cause d’arrêts de travail dans la profession (source : Assurance Maladie, 2023).
- Le taux d’accident du travail pour les agents de nettoyage est de 47,6 pour 1 000 salariés, contre 34,2 pour la moyenne nationale (source : Ameli.fr, 2023).
- Les principaux risques : port de charges, gestes répétitifs, expositions à des produits chimiques.
Toutefois, de nombreuses innovations ont vu le jour :
- Microfibre et matériel léger
- Chariots ergonomiques à hauteur variable
- Formation à la prévention des risques pour seniors
Certains employeurs adaptent désormais les tâches pour éviter le travail en hauteur ou les zones les plus difficiles d’accès aux collaborateurs plus âgés. C’est aussi un point à aborder lors de l’entretien.
La pénurie de candidats : un atout pour les seniors ?
Avec plus de 110 000 postes non pourvus en France dans la propreté (Pôle Emploi 2023), le secteur fait face à une pénurie structurelle. Les recruteurs sont donc incités à élargir leur vivier de recrutement, notamment aux travailleurs seniors : la majorité des entreprises interrogées par ADP fin 2023 déclarent vouloir “revoir leurs critères d’âge au recrutement”.
Les hôpitaux et les établissements scolaires, soumis à l’obligation de continuité de service, privilégient l’expérience, la fiabilité et la régularité. Ces qualités sont souvent associées à l’âge mûr.