Si vous n’avez pas encore pris votre retraite et êtes dans la phase de cotisations pour la retraite de base et complémentaire, votre activité professionnelle peut être un véritable coup de pouce pour vos droits. Détaillons les principaux bénéfices.
1. Des points en plus grâce à vos cotisations
- Pour la retraite de base : Vos cotisations sociales continuent d’alimenter vos trimestres de retraite (selon les règles actuelles, 1 trimestre est validé dès que vous atteignez un certain montant de rémunération soumis à cotisations). Cela peut permettre d’atteindre les fameuses « 42 années » ou « 172 trimestres » nécessaires pour le taux plein.
- Pour la retraite complémentaire : Vos cotisations génèrent des points supplémentaires auprès des régimes comme l’Agirc-Arrco pour les salariés.
En somme, le travail prolonge votre effort de cotisation et, par conséquent, peut améliorer vos droits. Si vous êtes proche de l’âge légal mais que vous n’avez pas encore assez de trimestres validés, ce temps supplémentaire peut être un moyen stratégique d’optimiser vos revenus de retraite future.
2. Limiter la décote en cas de carrière incomplète
Si vous n’avez pas (ou ne pensez pas avoir) la possibilité d’obtenir 100 % de vos droits à la retraite, le travail après 50 ans peut drastiquement limiter la décote appliquée sur votre pension. Sachant que pour chaque trimestre manquant, la réduction peut aller jusqu’à 1,25 % par trimestre (soit 5 % par année), chaque trimestre ou point gagné compte.
3. Bonus pour les longues carrières ou carrières tardives
Il existe également des mécanismes de surcote. Par exemple, si vous continuez à travailler après l’âge légal de départ (62 ans), alors que vous avez déjà cotisé suffisamment pour toucher votre retraite à taux plein, chaque trimestre supplémentaire travaillé vous permet d’obtenir une majoration de votre pension. En France, cette majoration s’élève à 1,25 % par trimestre supplémentaire, soit 5 % de pension en plus par année.