1. Des habitudes d’achat RH qui évoluent
Le marché de la formation professionnelle a profondément changé. Les entreprises préfèrent désormais :
- Des formations courtes, impactantes, directement applicables au poste
- Des formats hybrides (présentiel + digital, blended learning)
- Une réponse immédiate à des besoins métiers précis (soft skills, management transversal, outils numériques…)
Or, beaucoup de formateurs seniors continuent de proposer des modules « classiques » (sessions de 2 à 4 jours, essentiellement présentiels) à l’ancienne. Mauvaise nouvelle : la demande favorise aujourd’hui l’agilité et la modernité, au détriment de l’offre traditionnelle.
2. Le poids des stéréotypes liés à l’âge
Certains décideurs RH n’osent pas l’avouer, mais ils associent parfois l’image du formateur senior à celle d’un intervenant moins à l’aise avec les nouvelles pédagogies, moins digitalisé, ou moins à même de « capter » une audience jeune. Un véritable frein, souvent injustifié, mais bien réel.
Un sondage mené par l’ANDRH en 2023 confirme ce biais : 62 % des recruteurs de grandes entreprises confessent privilégier des formateurs ayant « moins de 45 ans » pour des missions sur l’innovation ou la transformation digitale (ANDRH).
3. Une prospection et un marketing souvent dépassés
Les formateurs de longue expérience disposent rarement d’un site web professionnel, d’un profil LinkedIn optimisé ou d’outils d’automatisation pour leur prospection. Trois canaux devenus pourtant essentiels, tant la digitalisation de la sélection des prestataires est massive : 87 % des DRH commencent toujours par Google ou LinkedIn pour chercher un formateur (Baromètre Cercle RH, 2023).
4. Une difficulté à valoriser la “mise à jour” des contenus
Citons une statistique parlante : selon Dares (2022), seuls 29 % des formateurs de plus de 55 ans actualisent leurs supports pédagogiques tous les ans, contre 56 % des moins de 40 ans. Les contenus « datés » ou trop généralistes rebutent de plus en plus de prescripteurs.