Entrer dans la formation professionnelle après 50 ans est un formidable levier pour valoriser une vie d’expérience. Pourtant, nombre de seniors hésitent à facturer leur juste prix par peur de ne pas décrocher de missions ou de paraître trop gourmands. C’est un réflexe compréhensible : dans un marché où la concurrence est vive, notamment avec l’essor du portage salarial et des micro-entrepreneurs, savoir se positionner est un vrai enjeu.
Pourtant, la réalité du terrain ne trompe pas : selon l’ANDRH, 62 % des formateurs seniors estiment que leur expertise n’est pas suffisamment reconnue financièrement. Beaucoup adoptent un tarif « de débutant », pensant que l’expérience ne fait pas tout face à des juniors plus flexibles, voire moins chers. Or, l’argument du tarif « bas pour commencer » est rarement payant. Les entreprises ne recherchent pas simplement un formateur, mais un partenaire fiable, expert, et capable de s’adapter à des publics exigeants.
Ne pas oser se vendre à la hauteur de sa valeur, c’est aussi nourrir le stéréotype du senior « dépassé » ou « en reconversion », alors que vous incarnez précisément ce qui manque le plus aux entreprises : la capacité à transmettre, à inspirer et à sécuriser des équipes. Le vrai défi, ce n’est pas d’être moins cher. C’est d’être plus utile, mieux identifié, et positionné comme un atout à forte valeur ajoutée.
Source : ANDRH - Baromètre de la formation 2023