Décliner le temps plein – place à la flexibilité
A 50 ans passés, la question du temps de travail mérite un vrai débat : selon le rapport COE, 26% des seniors rêveraient d’un passage progressif à temps partiel, mais peu osent le demander. Pourtant, la législation le permet, voire l’encourage, via plusieurs dispositifs cumulables :
- Temps partiel choisi : Toute demande doit être étudiée, et l’employeur ne peut s’y opposer que pour raisons sérieuses (article L3123-2 du Code du Travail).
- Temps partiel pour création d'entreprise : Dès 50 ans, ce dispositif séduit les profils en reconversion ou souhaitant tester une nouvelle activité.
- Période de transition emploi-retraite ("phased retirement") : Certaines entreprises ou branches proposent une réduction progressive du temps de travail, avec maintien partiel du salaire et droits à formation.
Pensez également à la semaine compressée, plébiscitée par les salariés seniors dans certains accords collectifs : répartir ses heures sur 4 ou 4,5 jours pour bénéficier de journées ou demi-journées libres.
Moduler la charge en fonction de ses besoins
- Aménagement d’horaires (flexibilité horaire) : Entrées et sorties décalées, plages horaires personnalisées… Négocier un horaire ajusté, c’est préserver son énergie et mieux gérer ses contraintes familiales ou personnelles (aidants, petits-enfants…).
- Annualisation du temps de travail : Certaines activités permettent d’aménager les horaires sur l’année pour lisser les périodes de forte activité et alléger les périodes creuses.
En France, seulement 7,8% des salariés bénéficient d’horaires réellement flexibles selon Eurofound. Un chiffre qui montre l’enjeu d’une vraie négociation personnalisée, au-delà du cadre collectif.