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Recruteurs

Unicancer se mobilise pour améliorer l'attractivité médicale dans ses centres

Publiée le: 17.09.2020
 
PARIS, 17 septembre 2020 (APMnews) - Unicancer poursuit ses travaux pour améliorer l'attractivité des carrières médicales dans ses centres de lutte contre le cancer (CLCC) et réduire ses difficultés de recrutement, ont expliqué ses dirigeants jeudi lors d'une conférence de presse de rentrée au siège de la fédération.
 
Les CLCC, qui se sont bien impliqués pendant la crise du Covid, ont à coeur de reprendre leurs projets pour améliorer la prise en charge des patients atteints de cancer, a développé le Pr Jean-Yves Blay, président d'Unicancer, qui a salué l'arrivée prochaine de la stratégie décennale contre le cancer (cf dépêche du 17/09/2020 à 15:54 et dépêche du 17/09/2020 à 18:06).
 
"Nous avons pu faire face, même si quelques régions ont pu être dépassées. Il va [maintenant] falloir s'adapter pour mener à bien nos missions", a-t-il déclaré.
 
Sur le plan social, après un été bien chargé pour rattraper une partie du retard, le Pr Blay a noté la "fatigue des soignants et des médecins à un moment où la charge de travail ne s'éteint pas. C'est un point de vigilance."
 
"On a une population jeune de salariés, de soignants notamment, qui sont effectivement touchés par le Covid. Alors que nous avons des taux d'absentéisme relativement faibles de 5%-6% en moyenne [habituellement], en ce moment c'est inédit avec des taux qui explosent dans certains centres", a reconnu Sophie Beaupère, déléguée générale de la fédération.
 
"On essaie de les soutenir, de les accompagner" pour éviter que cela désorganise les soins, a-t-elle ajouté.
 
"Le Ségur de la santé a constitué une véritable avancée notamment pour la revalorisation des professionnels non médicaux et pour arriver à des solutions sur les tensions qui existent en matière de situation financière dans les établissements", a constaté Sophie Beaupère.
 
"En parallèle du Ségur, Unicancer a eu un dialogue social nourri. On a signé neuf accords qui portaient sur les parcours des professionnels pour pouvoir valoriser les métiers, fidéliser les professionnels. C'est un gage indispensable pour la qualité de la prise en charge des patients. Nous allons poursuivre en 2021", a-t-elle poursuivi.
 
"Nous avons un accord en cours de signature dans le cadre de la confédération Axess que nous avons avec la Fehap [Fédération des établissements hospitaliers et d'aide à la personne privés non lucratifs] et Nexem, avec un volet formation important et le développement de l'apprentissage", a-t-elle annoncé.
 
"C'est pour nous majeur et il reste un sujet aigu que nous n'avons pas pu résoudre encore, qui est celui de l'attractivité pour certaines spécialités médicales, en particulier médico-techniques, avec des difficultés à pouvoir recruter et fidéliser nos médecins", a-t-elle indiqué. Les médecins des CLCC comme des autres établissements de santé privés d'intérêt collectif (Espic) ne bénéficient pas des revalorisations salariales qui ont été accordées à leurs collègues du secteur public dans le cadre du Ségur, rappelle-t-on.
 
Le Pr Blay souhaite proposer "des stratégies de développement de carrière totalement innovantes". "Avoir les meilleurs médecins dans nos établissements nécessite d'avoir des parcours adaptés comme d'être capable d'avoir des carrières adaptées nous permettant de nous consacrer plus à la recherche et à l'enseignement à certaines périodes ou plus au soin à d'autres. Il faut donner une flexibilité, la capacité de faire des choses pas forcément réalisables dans d'autres contextes, comme gage d'avoir les meilleurs praticiens car ils seront heureux d'avoir des conditions de travail unique".
 
"Le Covid ne doit pas interrompre notre engagement pour les patients dans l'innovation", a estimé le Pr Blay.
 
En 2021, Unicancer a prévu de travailler sur l'accueil des patients, qui a été "un enjeu fondamental à l'émergence du Covid et avec le confinement". Les centres se sont rapidement mobilisés pour créer des structures d'accueil téléphonique pour répondre au pic d'appels et ils en tirent des bonnes pratiques. Les travaux vont se poursuivre sur une expérimentation relevant de l'article 51 sur la prise en charge des patients à domicile pour des thérapeutiques administrables jusqu’à présent à l'hôpital comme les immunothérapies.
 
D'autres travaux vont continuer sur la constitution des données et le suivi au sein de nos consultations et hospitalisations. Cela nécessite plus d'interaction et plus de fluidité. Jean-Yves Blay a cité le projet Premaco (préparer ma consultation) qui se propose de collecter en amont d’une consultation des données auprès du patient, "beaucoup plus informatives que ce qui aurait été collecté à l'occasion d'une consultation nécessairement courte".
 
La fédération poursuit le déploiement en routine de la caractérisation moléculaire et immunologique au diagnostic et pendant le suivi pour déceler tôt des échecs thérapeutiques. Elle va aussi poursuivre la recherche "en vraie vie" pour mesurer l'impact réel des traitements en utilisant des outils d'intelligence artificielle.
 

Pour une stratégie nationale de recherche sur le cancer

 

A propos de la future loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) en discussions au Parlement (cf dépêche du 16/09/2020 à 14:09), Unicancer salue "la volonté de favoriser le rayonnement de la France en recherche".
 
"Nous sommes convaincus qu'il faut encore davantage renforcer nos relations avec les universités en signant des conventions bipartites entre universités et CLCC sur les thématiques de recherche et d'enseignement", a commenté Sophie Beaupère.
 
A propos de l'article 24 et de la coordination territoriale par les CHU et universités en lien avec les autres partenaires, la fédération estime que cela "nécessite davantage de précisions sur le champ d'action de ce comité [territorial de santé] et l'ensemble de ses prérogatives car nous sommes convaincus que la recherche en cancérologie doit d'abord découler d'une stratégie nationale. La coordination territoriale est importante et les Girci [groupements interrégionaux de recherche clinique et d'innovation] l'ont démontré mais la stratégie doit être portée avec une vision nationale", a-t-elle défendu.
 
sl/nc/APMnews
[SL6QGT641]

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