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Recruteurs

La région Centre-Val de Loire lance le recrutement de 150 médecins d'ici 2025

Publiée le: 08.07.2020
PARIS, 8 juillet 2020 (APMnews) - Le conseil régional de Centre-Val de Loire a présenté mardi le groupement d'intérêt public (GIP) "Pro santé" destiné à recruter 150 médecins généralistes d'ici 2025, afin de pallier les difficultés de démographie médicale connues par la région, a-t-il annoncé dans un communiqué de presse.
 
Cette initiative s'inscrit dans le cadre d'un plan 2020-2025 de lutte pour l'accès aux soins comptant 4 ambitions (formation et installation des professionnels, accès aux soins de proximité, prévention et promotion de la santé, attractivité territoriale) se déclinant en 20 priorités comprenant 48 engagements régionaux ainsi que des demandes formulées par la région vis-à-vis de l'Etat (cf dépêche du 28/11/2019 à 15:23).
 
Le Centre-Val de Loire connaît la démographie médicale la plus dégradée de France métropolitaine, rappelle-t-on (cf dépêche du 04/12/2018 à 18:24).
 
Ce GIP réunit, en plus du conseil régional, l'union régionale des professionnels de santé médecins libéraux (URPS-ML), des collectivités territoriales de la région, ou encore les représentants de l'hospitalisation à domicile (HAD) et des maisons de santé pluridisciplinaires (MSP) et l'association pour l'emploi des cadres (Apec), précise le président du conseil régional François Bonneau (PS), joint mercredi par APMnews.
 
"Un pilotage qui va nous permettre d'employer, d'avoir des statuts publics pour les médecins, et d'avoir dans les contrats des éléments de souplesse qui permettent de bien travailler, pour prendre quand c'est souhaité par les personnels des temps partiels, des contrats à durée déterminée ou indéterminée. On a un bon outil de gestion qui est collaboratif au sens où il mobilise la diversité des partenaires, et où on est en situation de bien répondre aux besoins des collectivités", déclare-t-il.
 
Les médecins seront agents de la fonction publique territoriale, mais se verront appliquer la grille salariale des praticiens hospitaliers, complétée d'un régime indemnitaire pour tenir compte du volume d'heures produites au-delà de 35 heures hebdomadaires. Le conseil régional reste le principal financeur du projet, estimé à 20 millions d'euros (M€) d'ici 2025, en versant au GIP des "moyens de fonctionnement". Il vise l'équilibre en "vitesse de croisière", les recettes d'assurance maladie couvrant les salaires comme les charges.
"Dans la phase de montée en puissance, la région sera en soutien financier" et "l'installation physique dans les centres de santé sera faite avec les collectivités territoriales". "La région et l'Etat pourront aider à la mise en place des structures d'accueil", ajoute François Bonneau. La région prévoit la création d'une centaine de centres de santé, précise-t-il.
 
Un cabinet spécialisé a été sélectionné pour recruter les médecins à raison de 30 médecins par an minimum, pour une cinquantaine de collectivités territoriales de la région ayant déjà fait part de leur intérêt.
 
"Il y a plusieurs régions qui m'ont demandé de leur présenter ce que j'engageais en Centre-Val de Loire", assure François Bonneau, ajoutant que la région a dû mener un "travail d'exploration" sur ce projet. "Si on arrive à mettre en place un exercice salarié en total complémentarité avec l'exercice libéral, je pense que ce sera, pour l'Etat, une expérience tout à fait significative qui pourra par la suite être reprise par d'autres collectivités", qu'il s'agisse de régions ou de départements.
Il salue le "constant soutien" de l'agence régionale de santé (ARS) et affirme que l'Etat est "complètement en phase avec notre dispositif, [...] si bien que dans le contrat de plan Etat-région que nous préparons pour 2021-2027, l'Etat est décidé à localiser des moyens financiers qui permettront à l'Etat comme à la région de participer à la construction ou à l'aménagement de locaux".
 
"On est dans l'estimation des besoins qui pourraient être nécessaires", ajoute-t-il. "L'ARS est en accompagnement de la région pour définir des zones prioritaires de ces implantations."
 
François Bonneau précise par ailleurs que l'objectif contractualisé avec l'Etat de médecins formés annuellement par la région était passé à 300 (contre 250 aujourd'hui) pour 2025, "avec une augmentation que nous attendons dès 2021 que nous voulons à un niveau significatif" de 15 médecins de plus par an. L'objectif initial affiché par le conseil régional était de 340 médecins annuels en 2025.
Il vise également la création d'une faculté dentaire en septembre 2021, installée au CHU de Tours.
 
bd/nc/APMnews

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