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Recruteurs

CH de Cherbourg: l'intérim de la direction confié au directeur général adjoint du CHU de Caen

Publiée le: 29.08.2019
 
CHERBOURG-EN-COTENTIN (Manche), 29 août 2019 (APMnews) - Un nouvel intérim est mis en place pour la direction du centre hospitalier public du Cotentin (CHPC) et confié au directeur général adjoint du CHU de Caen, Frédérick Marie, à compter de lundi, a indiqué l'établissement jeudi à APMnews.
 
Après le départ de Maxime Morin le 15 mai, qui a pris la direction du centre hospitalier (CH) Victor-Provo à Roubaix (Nord), un intérim de quatre mois a été confié à Thierry Lugbull, directeur du centre hospitalier mémorial France Etats-Unis à Saint-Lô (cf dépêche du 02/04/2019 à 17:39). Le poste avait été publié vacant au Journal officiel du 23 mars et un recrutement était espéré pour septembre.
 
Mais aucun candidat n'a été retenu pour prendre la tête de cet établissement de 940 lits et places en grandes difficultés financières et le poste a été republié en juillet (cf dépêche du 15/07/2019 à 13:25).
 
Un nouvel intérim de 4 mois a été décidé le temps de recruter un directeur qui pourrait arriver en janvier 2020, a indiqué Thierry Lugbull, joint jeudi par APMnews, alors que son intérim se termine.
 
"Le CHPC est à la croisée des chemins. La situation reste compliquée avec un déficit de 16 millions d'euros en 2018. Le plan approuvé par le Copermo [comité interministériel de la performance et de la modernisation de l'offre de soins hospitaliers] fin 2018 -et repassé [devant ce comité] fin juin- est ambitieux mais indispensable. On ne peut plus tergiverser; il faut l'appliquer. Après la préparation pendant l'été, il faut entrer dans la phase opérationnelle de ce plan", a-t-il déclaré.
 
Le défi est "important", puisque le plan d'actions présenté pour retrouver une autonomie financière attend une hausse importante des recettes (une efficience de 18,8 M€ avec 60% provenant de recettes supplémentaires et 40% de la réduction des dépenses) et prévoit 200 suppressions de postes sur 1.900, a-t-il rappelé (cf dépêche du 19/10/2018 à 18:37).
 
"C'est tout à fait jouable car il existe des sureffectifs dans certains secteurs attestés par des études de benchmarking", a-t-il estimé.
 
"Il y a déjà des postes en moins, de l'ordre d'une dizaine, par des départs à la retraite et des contrats non renouvelés", a-t-il indiqué. La suite est prévue à partir de septembre.
 
"L'ensemble du personnel comprend qu'il faut savoir se réorganiser. C'est un travail de longue haleine. Les élus sont mobilisés. L'ARS [agence régionale de santé] apporte un fort soutien. C'est certes compliqué mais pas désespéré et il n'y a pas d'autre choix, pas de plan B. Il faut que les partenaires sociaux prennent conscience de la nécessité de ce plan, des réorganisations à conduire y compris de collaborations public-privé à mener. Ils ne peuvent pas s'opposer en permanence", commente-t-il.
 
Thierry Lugbull note aussi que la tâche reste ardue tant que l'établissement n'attire pas plus de médecins. "On commence à en attirer, mais c'est un travail de longue durée".
 
"C'est un beau challenge", conclut le directeur du CH de Saint-Lô.
 

Une situation financière qui reste très critique

 

Les comptes ont été certifiés. Ils sont "sincères et véritables", souligne-t-il.
 
Lors de son départ, Maxime Morin relevait de nombreuses avancées mais pointait le problème du déficit non résolu (cf dépêche du 09/05/2019 à 17:52).
 
Les comptes 2018 ont été contrôlés par les commissaires aux comptes pour la 5e année, et certifiés sans réserve. Le déficit comptable du budget principal s'élève à 10,8 M€ pour 2018 sur un total de charges de 170 M€ (contre un déficit de 9,8 M€ en 2017). L'établissement a bénéficié d'aides exceptionnelles de fin d'exercice à hauteur de 5 M€ (3,9 M€ en 2017) et le résultat structurel hors aides s'élève à 15,8 M€ (13,7 M€ en 2017), selon le rapport financier présenté lors d'un conseil de surveillance fin juin.
 
Le déficit cumulé s'élève à 66 M€.
 
"S'agissant de la continuité d'exploitation, l'équilibre en trésorerie est subordonné au non-paiement des charges sociales et aux versements des aides exceptionnelles par l'ARS", résument les commissaires aux comptes.
 
L'établissement a réalisé un minimum "vital" d'investissements de près de 3 M€, financés en suspendant le paiement de cotisations sociales et fiscales. Fin 2018, le CHPC gardait une dette sociale et fiscale de 36,3 M€. Les pénalités de non-paiement lui coûtent 8,2 M€.
 
sl/ab/APMnews
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