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Recruteurs

Recruter des infirmiers et aides-soignants, de plus en plus difficile pour les établissements privés (OHP)

Publiée le: 09.07.2019
 
PARIS, 9 juillet 2019 (APMnews) - Les établissements sanitaires et médico-sociaux privés ont connu une hausse des difficultés de recrutement d'infirmiers et d'aides-soignants au cours des trois dernières années, selon une étude de l'Observatoire de l'hospitalisation privée (OHP) présentée mardi en conférence de presse.
 
Deux études ont été présentées et mises en ligne mardi par l'observatoire, créé à la demande de la commission paritaire nationale pour l'emploi et la formation professionnelle (CPNE) de l'hospitalisation privée: une étude sur les évolutions des métiers d'infirmiers diplômés d'Etat (IDE) et les aides-soignants (AS) dans la branche de l'hospitalisation privée datée de 2018, et une étude sur les besoins futurs en emploi dans cette branche, datée de 2017.
 
Dans un dossier de presse, l'observatoire note "une augmentation notable des difficultés de recrutement au cours des 3 dernières années, dans un contexte de hausse des besoins d'emploi".
 
En s'appuyant sur une enquête besoin de main d'oeuvre (BMO) de Pôle emploi sur la période 2013-2018, l'étude rapporte que 36% des employeurs estiment difficile de recruter un IDE en 2018, contre 25% en 2016.
 
Cette difficulté ressentie par les employeurs est encore plus importante pour les aides-soignants avec 48% de projets jugés difficiles en 2018, contre 33% en 2016.
 
"La part des projets [de recrutement] difficiles dans la branche s'élève à 47% dans le sanitaire" et "64% dans le médico-social", note l'OHP.
 

Des problématiques de formation et d'attractivité

 

Selon l'étude, cette difficulté croissante s'explique par "un manque de personnel formé (particulièrement pour les AS) et un défaut d'attractivité de ces métiers" en raison de l'attrait de l'exercice libéral pour les IDE, du déficit d'image du médico-social, des "niveaux de rémunération pratiqués dans la branche moins élevés que dans les établissements publics ou associatifs".
 
Pour faire face aux difficultés de recrutement d'aides-soignants, l'observatoire relève que les établissements médico-sociaux mettent en oeuvre de nombreuses actions, comme la "formation qualifiante de salariés en poste préparant au métier d'AS" ou des "partenariats avec des acteurs du service public de l'emploi et des organismes de formation initiale".
 
Ces travaux ont également mis en lumière de fortes disparités régionales sur le nombre de diplômés rapporté au nombre d'habitants.
 
Les régions de l'Ouest (Bretagne, Pays de la Loire, Nouvelle-Aquitaine, Midi-Pyrénées) apparaissent ainsi sous-dotées en jeunes IDE au regard du nombre d'habitants, alors que ce sont plutôt les régions du Nord-Est (Hauts-de-France, Ile-de-France et Grand Est) qui sont concernées pour le métier d'AS.
 
En 2018, près de 701.000 infirmiers et 403.000 aides-soignants étaient en activité en France, et 66% des infirmiers exerçaient dans un établissement de santé (tous statuts) dont 5% dans un établissement pour personnes âgées (tous statuts).
 

Un besoin de personnel paramédical croissant

 

C'est pourtant dans les établissements médico-sociaux que les besoins de recrutement seront les plus importants, avec "une progression de l'ordre de 1,2% par an en moyenne de l'emploi dans le secteur médico-social de la branche sur la période 2016-2025".
 
Sur la même période, la perspective de progression dans le secteur sanitaire privé n'est que 0,4%.
 
Ces besoins de recrutement sont corrélés avec les perspectives d'évolution de l'activité des établissements sanitaires et des établissements médico-sociaux de la branche, respectivement estimés à 1,4% entre 2016 et 2025 et 2,2% entre 2016 et 2025.
 
Si l'observatoire fait de "la progression du coût du travail" un facteur défavorable "à l'activité et l'emploi" dans les établissements médico-sociaux et sanitaires, ces derniers devraient connaître une croissance moins forte de l'emploi en raison d'une "diminution de la part de l'activité MCO [médecine-chirurgie-obstétrique] et d'une progression de l'ambulatoire".
 
L'activité "a été portée par le développement de l'ambulatoire et s'est déformée" au profit des disciplines des SSR (soins de suite et de réadaptation), de la psychiatrie et de l'HAD (hospitalisation à domicile).
 
gl/nc/APMnews
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