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Recruteurs

Pourquoi les salariés des hôpitaux sont plus souvent malades

Publiée le: 09.05.2019

Vous vous destinez à travailler dans le secteur hospitalier ? Alors lisez la suite. La Drees, le service statistique du ministère de la santé, s'est en effet intéressée aux causes des arrêts maladie dans les hôpitaux publics ainsi que dans les établissements privés à but lucratif et non lucratif. Un sujet d'importance. Car les salariés du secteur affichent un absentéisme pour maladie beaucoup plus élevé que le reste de la population : 10 jours par an en moyenne, contre 7,9 pour l'ensemble des secteurs du privé et du public. Le podium ? Les salariés des établissements privés à but non lucratif (11 jours par an), devant les hôpitaux publics (10,2 jours) et les établissements privés à but lucratif (9,6 jours).
 
Selon l'enquête de la Drees, le nombre de jours de carence, variable selon les statuts, a peu d'effets sur la propension des salariés à s'absenter. Contrairement à la profession exercée. Les agents d'entretien figurent ainsi tout en haut de la liste des salariés ayant le plus recours aux arrêts maladie. Suivis par les aides-soignant, les infirmiers, les professions paramédicales et administratives. Les plus fidèles au poste ? Les médecins, et de loin. On peut aussi noter que si les femmes se font plus souvent porter pâles que les hommes, les écarts disparaissent "en dehors de l'âge des grossesses".
 
Au-delà du métier exercé, ce sont les conditions de travail qui expliquent la très grande hétérogénéité des arrêts maladie parmi les salariés du secteur hospitalier. Et tout d'abord les contraintes physiques. Les modalités "rester longtemps debout" et "effectuer des mouvements douloureux ou fatigants" apparaissent ainsi comme "celles pour lesquelles les différences entre familles professionnelles sont les plus élevées". Viennent ensuite les exigences émotionnelles : travailler au contact de personnes en situation de détresse, devoir cacher ses émotions ou devoir calmer les gens contribuent fortement à la hausse des recours aux arrêts maladie. Alors que le niveau de salaire, lui, n'a pas d'incidence…
 

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