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Recruteurs

L'insertion professionnelle des infirmiers "reste aisée" (Drees)

Publiée le: 24.01.2019

PARIS, 23 janvier 2019 (APMnews) - L'insertion professionnelle des infirmiers "reste aisée", a détaillé la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees), dans une étude rendue publique jeudi.
 
Cette étude, qui "décrit l'insertion professionnelle des nouveaux diplômés infirmiers", a été présentée mercredi en conférence de presse, en même temps qu'une autre analysant "l'évolution de l'accessibilité géographique aux infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes et sages-femmes entre 2016 et 2017" (cf dépêche du 24/01/2019 à 15:11).
 
"Parmi les diplômés en 2013, 74% ont trouvé leur premier emploi en moins d'un mois", détaille l'étude.
 
La Drees distingue les étudiants "primo-sortants", issus de la formation initiale, des "post-initiaux", c’est-à-dire les étudiants s'étant orientés vers des études en soins infirmiers après une période d'activité, de chômage ou d'inactivité. La part de ces derniers parmi les diplômés a augmenté, passant de 12% en 2011 à 31% en 2013.
 
Les post-initiaux trouvent un emploi plus rapidement que les primo-sortant: 79% contre 71% trouvent leur premier emploi en moins d'un mois.
 
A diplôme équivalent, les infirmiers s'insèrent moins bien sur le marché du travail que les autres diplômés en santé, mais mieux que les diplômés hors santé, parmi lesquels seuls 51% trouvent un emploi en moins d'un mois.

 
 Le premier emploi après la sortie de formation était un emploi à durée déterminée pour 62% - copyright Drees


"Si l’accès des jeunes infirmiers à un premier emploi est rapide, cet emploi est dans 73% des cas temporaire (contrat à durée déterminée [CDD], intérim, contrat aidé)", précise la Drees, qui estime que cette réalité n'est pas éloignée des autres professions, hors santé.
 
"Comme les infirmiers doivent justifier d’une expérience professionnelle de 24 mois au cours des six années précédant une demande d’installation, ils ne s’installent pas en libéral dès l’obtention de leur diplôme", explique la Drees, selon laquelle 50% des infirmiers occupent leur premier poste dans un hôpital public, 12% travaillent pour l'Etat ou le service public dans un autre établissement et 38% sont employés d'un établissement du secteur privé.
 
Parmi les promotions sorties en 2013, "près de trois ans après leur formation, 96% des infirmiers occupent un emploi", dont 4,5% comme infirmiers libéraux (7,5% pour les post-initiaux contre 3% pour les primo-sortants).
 

Une évolution qui "reste défavorable"
 

"Trois ans après l’obtention du diplôme, les infirmiers travaillant en libéral déclarent un revenu supérieur de 28% à celui de ceux exerçant comme salariés", complète la Drees.
 
Interrogé, lors de la conférence de presse organisée mercredi pour la remise de ce rapport, sur le profil des diplômés en soins infirmiers choisissant le libéral, Jean-Marc Aubert, directeur de la Drees a expliqué que "la seule chose qu'on ne sait pas, et il faudrait qu'on fasse une enquête spécifique", c'est si les diplômés s'orientent vers le secteur libéral parce qu'ils le souhaitent depuis le début de leur carrière ou parce qu'ils "n'ont pas trouvé les postes qui les intéressaient". Pour Jean-Marc Aubert, il y a "probablement" un peu des deux.
 
Malgré une insertion facile, "l'évolution reste défavorable", observe la Drees, pointant qu'en 2007, 85% des infirmiers avaient accédé à leur premier emploi en moins d'un mois (contre 74% en 2013).

 
74% des infirmiers diplômés en 2013 ont été employés en moins d’un mois après le diplôme - copyright Drees


Les infirmiers sont également "de plus en plus touchés par le chômage", avec 4,2% des effectifs d'infirmiers en activité concernés, au 31 décembre 2017 (contre 1,8% en 2000).
 
La dégradation est "plus marquée que pour les autres professions, même si l’on compte néanmoins une proportion de demandeurs d’emploi parmi les infirmiers moindre que dans les autres métiers", précise la Drees, en utilisant les données de Pôle emploi.
 
"Si la part des infirmiers touchés par le chômage reste modérée, elle évolue donc de manière défavorable, de même que la capacité des infirmiers concernés par le chômage à en sortir", complète l'étude.
 
Dernier enseignement de ce rapport: le nombre d'infirmiers en France (500.000 en 2017) est en constante augmentation, de 3% en moyenne par an, du fait de l'augmentation des nouveaux diplômés, dont le nombre est passé d'à peu près 13.400 en 2000 à 26.000 en 2017.
 
"Cette tendance devrait se poursuivre dans les prochaines années, à un rythme qui diminuerait toutefois progressivement pour s’établir à 2% par an jusqu’en 2020, puis à 1% par an jusqu’en 2040, dans l’hypothèse que les comportements actuels et la législation en vigueur se maintiennent", précise la Drees, s'appuyant sur une de leurs précédentes études, de mai 2018 (cf dépêche du 03/05/2018 à 16:45).
 
Selon la direction, plusieurs facteurs peuvent expliquer l'augmentation du nombre de nouveaux diplômés, notamment "la hausse des quotas nationaux définissant le nombre d'inscrits en première année de formation" en soins infirmiers, "la meilleure adéquation entre ces quotas et le nombre d'élèves s'inscrivant effectivement en première année", et "l'augmentation du taux de réussite des élèves inscrits en première année".
 
Les trois quarts des diplômés infirmiers trouvent leur premier emploi en moins d'un mois - Drees n°1099 - janvier 2019
 
af/fbk/APMnews
 
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