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Recruteurs

Près des trois quarts des professionnels de santé s'estiment "mal formés" sur le numérique (sondage)

Publiée le: 13.12.2018

POITIERS, 13 décembre 2018 (APMnews) - Près des trois quarts des professionnels de santé (73%) s'estiment "mal formés" en matière de numérique, selon les résultats d'une étude réalisée par Odoxa pour l'Université numérique en santé et en sport (Uness), les universités de santé et la conférence des doyens de médecine, dévoilés jeudi lors des 16e Assises nationales hospitalo-universitaires.
 
Ce premier "observatoire de la formation en santé" a été réalisé à partir de deux enquêtes menées par internet auprès d'un échantillon de 1.005 Français représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus, et d'un échantillon de 752 professionnels de santé, 978 étudiants et 258 enseignants de la filière.
 
Il en ressort que 24% des professionnels de santé interrogés s'estiment "très mal formés" en matière de numérique, d'intelligence artificielle et de robotisation, et 49% "assez mal formés". Ces proportions sont équivalentes chez les enseignants et les étudiants.
 
Cette formation apparaît pourtant comme un facteur crucial pour renforcer la confiance et la fidélité des patients à l'égard des professionnels pour 83% des Français interrogés.
 
L'ensemble des acteurs estime par ailleurs que le numérique, l'intelligence artificielle et la robotique vont se développer dans le secteur de la santé (90% des Français, 97% des enseignants et professionnels de santé et 96% des étudiants).
 
Une forte majorité de professionnels de santé pense également que ces changements soulèvent des questions en matière d'éthique (88%), vont transformer les métiers de santé (87%), et nécessitent de "former mieux et plus souvent les acteurs de la santé" (88%).
 
Les avis sont plus divisés quant aux apports du numérique pour améliorer les diagnostics (65% d'opinions favorables) et pour améliorer la qualité des soins (48%).
 
Formations trop chères et trop peu développées

 

Les trois quarts des sondés, toutes catégories confondues, estiment que le développement du numérique et de l'intelligence artificielle doit permettre d'améliorer l'offre de formation tout au long de la vie grâce à un partage accru des connaissances et des échanges entre professionnels et une simplification de l'accès aux formations.
 
Cette formation gagnerait à être "mieux organisée et plus lisible" pour 85% des professionnels de santé. Elle est majoritairement considérée actuellement comme "trop largement méconnue" (69%), "trop chère" (69%), et "insuffisamment développée" (67%).
 
Pour 90% des professionnels, l'université et ses filières de santé seraient un acteur légitime pour proposer des formations. Ils plébiscitent également la création d'une plateforme numérique reconnue à l'échelle internationale, qui proposerait des fonctionnalités permettant de piloter son parcours d'apprentissage, de tracer les compétences acquises et d'enregistrer les formations et stages suivis.
 
A l'initiative de cette enquête, l'Uness a souhaité engager, au vu des résultats, la création d'une filiale Uness internationale en direction du marché européen et international. Elle a fait part dans un communiqué de son souhait de créer un label universitaire des contenus déposés sur la plateforme, afin d'en garantir la qualité.
 
L'Uness est un groupement d'intérêt public (GIP) initialement créé en 2003, sous le nom d'Université médicale virtuelle francophone (UMVF), afin de mutualiser les contenus pédagogiques à l'échelle nationale dans les domaines de la médecine, de la pharmacie, de l'odontologie et du sport, rappelle-t-on. Elle réunit actuellement 43 adhérents, dont des universités françaises et la Conférence des présidents d'université (CPU).
 
rm/nc/APMnews
 
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